Le monde du pur sang

Environnement

Le monde du pur-sang est un vaste secteur qui comprend de nombreuses activités gravitant autour d’un dénominateur commun : les courses.

Ce secteur d’activités fait vivre en France environ 60 000 personnes. Nous pouvons citer les métiers les plus connus comme éleveur, entraîneur ou jockey mais il y a également les agences de ventes et le célèbre organisme de parie qu’est le PMU (Paris Mutuel Urbain). Après des campagnes publicitaires remarquées ainsi que des opérations de promotion bien élaborées, le PMU, France Galop et le FRBC (French Racing and Breeding Comittee) ont réussi à redorer le blason des courses en France. Celles-ci attirent de nouveaux propriétaires et les résultats des ventes de yearlings pour l’année 2007 ont été le reflet de cette dynamique. (+18% du prix moyen, atteignant 98 000 €). Sur le plan international, l’industrie des ventes de pur-sang est également en bonne santé. En effet, après un léger ralentissement entre les années 2002 et 2004, la croissance est repartie. Le chiffre d’affaires global du secteur atteint aujourd’hui un niveau supérieur à celui, record, de l’an 2000 (Voir chiffres et analyses), profitant de l’arrivée de nouveaux capitaux irlandais, russes, indiens ou chinois.

Environnement
L'éminent propriétaire Cheik Hamdam Al Maktoun aux ventes de Deauville

Les ventes de yearlings sont les principales ventes où les propriétaires viennent dénicher leur futur champion. Il y a en France deux dates importantes : les ventes d’août où la moyenne des yearlings vendus s’établit autour de 80 000 € et les ventes d’octobre où celle-ci est d’environ 25 000 €. Les acheteurs viennent majoritairement d’Europe (France, Angleterre, Irlande, Allemagne, Italie, Espagne) mais aussi des Etats-Unis, du Japon, de Chine et des Emirats Arabes Unis. Une fois achetés, les yearlings sont débourrés puis placés chez un entraîneur pour le compte de leur nouveau propriétaire. Les deuxièmes ventes importantes sont les ventes de foals (chevaux nés dans l’année). Le fait de choisir de vendre son cheval aux ventes de foals plutôt qu’aux ventes de yearlings, peut s’expliquer de plusieurs manières :

  • L’éleveur vend son cheval plus tôt car il veut accélérer son retour sur investissement.
  • L’éleveur ne croit pas au potentiel de développement de son cheval, il choisit donc de le vendre rapidement.
  • L’éleveur veut promouvoir un de ses étalons et décide donc de vendre des foals de qualité.

Au moment des ventes de yearlings et de foals, les acheteurs potentiels ont pris connaissance des pedigrees; ils procèdent alors à une inspection physique de ces jeunes chevaux.

Inspection physique
L'entraîneur français Robert Collet en pleine inspection d'un yearling

Depuis une dizaine d’années maintenant, un autre type de ventes a fait son apparition sur le marché du pur-sang ; les ventes de deux ans montés. Comme son nom l’indique elle concerne des poulains et pouliches de deux ans qui sont présentés débourrés et prêts à débuter en course. Les acheteurs potentiels ont la possibilité, en plus de l’inspection physique habituelle et de l’étude du pedigree, de voir galoper les chevaux. Le chiffre d’affaires de ces ventes a véritablement explosé ces dernières années car elles permettent notamment aux propriétaires d’acheter des chevaux au plus près du début de leur carrière.

Le dernier type de ventes est la vente dite d’élevage. On y retrouve les foals (présentés auparavant) mais aussi différents types de femelles. Des pouliches sortant de l’entraînement, généralement vendues par les entraîneurs aux éleveurs pour leur potentiel génétique et des juments ayant déjà commencé leur carrière de reproductrices et qui peuvent être vendues portant un foal ou non.

Comme vous allez le voir dans l’étude qui vous est présentée, le marché n’est pas exclusif à la France. Il est en effet ouvert sur le monde entier avec des acteurs de plus en plus diversifiés.